Finnallement les compagnies low cost se sont decidés à mettre de vols entre Barcelona et Lyon. Cet année, j’ai passé les vacances de Noël chez mon copain. Donc, j’ai pris un vol pour 50 euros, taxes, valises et d’autres conneries comprises. J’étais bien contente: le prix Air France est presque 10 fois celui-ci, et celà fait plus de la moitié de mon salaire! Voilà comment c’est derroulé mon voyage Barcelona-Lyon du 23 dècembre dernier, le soir.
J’arrive à l’aeroport. Tout se passe dans la normalité sauf qu’il faut que je marche pendant une démi douzaine de kilométres avant de trouver le guichet. Depuis qu’ils sont en travaux y a rien trouvable dans ce aeroport. N’y croyait pas trop, je ne suis pas une habituée des aeroports, mais peu que je connaisse, ils ont tout changé et je suis plus perdue que d’habitude.
Je prend ma carte d’embarquement, je laisse ma valise partir sur le tapis, en lui désirant un bon voyage: “pourvu qu’ils ne te perdent pas!” j’ajoute dans ma tête. Et je prend les scalators pour me trouver la dernière d’une queue zig-zaguante d’au moins deux-centes personnes. Mon vol est dans 30 minutes. “J’ai le temps”, je pense, pauvre innocente. Vingt minutes plus tard je suis en train de dèposer mon sac et mon manteau pour le passage aux rayons X. Là je suis un tout petit peu stressé. Mais je considère que je suis encore dans le bon timing.
Quan je passe l’arche, je le fais bipper. Je m’enleve le montre, un petit bijou en argent et le piercing du nez, aussi en argent.
Je fais bipper à nouveau l’appareil. On me demande de m’enlever les bottes. Ce jour là j’étais habillé “en jolie”. Celà veut dire: chemisier croisé, jupe et bottes. Par dessus je porte une veste en laine en guise de pull et évidentment le manteau.
Je bippe encore! Je dois enlever la ceinture (en laine) de la veste.
Celà ne change rien, encore des bip-bip. Dehors la veste.
Avant de passer a nouveau sous l’arche, j’ai une image de moi en train de m’enlever les bas, le chemisier et la jupe, en restant en face des gendarmes avec mon nouveau déshabillé achetté exprés pour l’occasion des retrouvailles avec mon copain.
Celà ne c’est pas produit. Même si j’ai encore fait bipper le fichu appareil, monsieur le gendarme m’a dit que c’était bon, je pouvais partir. J’ai failli de lui dire “a bon? vous ne voulez pas vous assurer si je ne porte des couteaux cachés?” Mais au lieu de ça, j’ai pris mes affaires et je suis partie en courant en chercheant la porte d’embarquement.
“Purée, qu’elle est loin!” Deux kilomètres plus tard, j’arrive. Il n’y a personne! En plus c’est maqué “Milan”. “Eh, merdeeeee. J’ai raté mon vol!”. Non, juste il y a eu un changement dernier minute. Il sort deux portes plus loin, et 15 minutes plus tard. Respirons!
On nous appelle, on prend la navette, on monte, on s’assoit… on y est! on y va!
Le vol, pas de problèmes. J’ai pas paniqué, je me suis même endormie. On arrive à Lyon. C’est joli voir les villes la nuit dès un avion. On tourne pendant quelques minutes avant que le comandant nous parle. C’est un italien qui essaie de parler en castillan avec un mélange de français et anglès qui fait incomprehensibles 4 de chaque 3 mots. Selon ce qu’on comprend (quand il repète en français), il y a du brouillard et on ne peut pas aterrir. Pour le moment. On va attendre des améliorations des conditions climatologiques. “C’est une blague? On voit parfaitement Lyon: les deux fleuves, Fourvières, le Crayon…”
Après 20 minutes, je comence à penser que ce n’est pas si jolie que ça la ville vue dès airs. On continue a voir parfaitement les deux fleuves, Fourvières, le Crayon…
Au bout de 40 minutes je n’ai vraiment marre de voir parfaitement les deux fleuves, Fourvières, le Crayon!
Nouvelle communication du commandant: on va essaier l’aterrissage. Sinon, on nous ammenera à Génève. “Quoi? Mais à cette heure là il n’y a même pas de train pour revenir! Et celà fait plus de 2 heures en voiture!”
La descente commence. Il disait vrai: un grand brouillard est sur l’aeroport. On plonge dédans. Tout devient blanc pendant plusieurs minutes. J’entend les roues sortir de ces compartiments. “On aterre! On part pas a Génève!”.
Euh, non. Au bout de quelques minutes le bruit des moteurs devient horriblement fort et je sens dans mon stomac qu’on remonte. L’acceleration est brutale. J’ai peur.
Quand on est à nouveau sur la ville (les fleuves, Fourvières, le Crayon, vous savez), le commandant nous informe que la visibilité était nulle, qu’on a pas pu aterrir… “oui, on a vu” dis quelqu’un… et la suite? À l’aeroport de Génève n’est pas possible aterrir, nous dit. Du coup, on part vers… Marseille!
Incroyable. Et vrai. L’avion part direction sud. Et après avoir fait une bonne démi-heure de tours sur Marseille, finnallement on touche terre. On peut dire que je n’avait un peu marre de rester enfermée dans cette coque volante. Maleheureusement l’histoire n’avait pas encore fini. Une fois l’avion arreté, je cherche rapidement mon téléphone pour le mettre en route (au même temps que tous les autres passagers) et prevenir de la situation à mon copain. Voir s’il sait quelque chose plus que moi ou non. À Lyon tout juste il savait qu’on avait été détournés vers Marseille.
Après une bone trentaine de minutes, la navette qui nous ammennerait à la terminale arrive. C’était bien chaud l’ambiance dans l’avion. On ne savait pas encore si on resterait la nuit sur place ou si on arriverait à Lyon en bus. Certains passagers étaient bien fachés, et si on tient compte qu’il y avait pas mal d’enfants.. je peux bien comprendre les parents.
C’est joli Marseille. J’ai vu l’aeroport pendant trente minutes dès l’avion et après, de plus près, pendant 40 minutes enfermés dans la navette, portes fermés, en face de la terminale. Je me demande encore pourquoi on nous a laissé enfermés là. Il fesait chaud, il y a presque pas de places asises et les gamins en pouvaient plus. Un adulte peut avoir faim, mais il faut tenir. Si quelqu’un a jamais réussir à faire ça avec un petit de moins de 2 ans, qu’on m’explique comment.
C’est qui a été très bien du personnel de terre est la grande information qui nous ont donné en tout moment, pourqu’on ne se sente pas perdus dans notres situation: le type qui conduisait la navette, d’origine pakistanais ou par là (je ne suis pas très sure) parlait un anglais minable et un pire français. Il nous a dit tout juste ce qu’ils venaient de nous expliquer le personnel de l’avion: on devait attendre s’il y avait un bus disponible ou non. J’ai un souvenir marqué de la tête du pilot qui est sorti nous dire au-revoir. Il était vraiment desolé, j’ai du me retenir de lui dire “ce n’est pas grave monsieur, on va s’en sortir”, mais, puis, merde! ce n’est pas à moi de le soutenir! Il n’a pas pu faire son boulot!
Une fois dans l’aeroport, on a récuperé nos valises et on a comencé une longue attente de 2 heures jusqu’on a su qu’un bus vennait nous chercher. Dis-donc! C’était vers 9 heures et démi, si mes souvenirs sont bons, et, en compensation à ce long voyage on a eu droit à une Coca-cola. Qu’est-ce que c’est bien!
Oh! je vais faire un petit racourci pour finir ce loong post. Le voyage en bus jusqu’à Lyon a duré 4 heures. J’ai fait quelques amies de voyage assez sympas. Des gens à qui j’aurais jamais parlé si l’avion était arrivé à Lyon à 18 heures comme prévu.
En arrivant à destination, on a rencontré bien sur le gros brouillard qui nous à empeché d’atterrir. Et il a failli de nous empeché d’arriver aussi. Le chofer, qui parlait avec un fort accent du sud (très rigoló) ne savait pas par où il fallait aller avec le bus jusqu’à la terminal. La visibilité était restrainte à moins de 50 metres. Cinq-six voitures nous suivaient de près; c’était des gens qui attendaient certains d’entre nous. Ces voitures mettaient le clignotant ou fesaient des indications par la fenetre, en essaiant de montrer le chemin au chofer qui tournait a gauche quand il fallait aller à droite. La troisième fois qu’on a passé par le même rond-point je me suis demandé si on y arriverait un jour.
Mais si, finnallement, a deux heures et démi du matin j’ai pu me blottir contre mon copain, et vers 3 heures j’étais finnallement dans un lit… bon, pour le déshabillé il a fallu que je me repose pour pouvoir en profiter, mais ceci, est une autre histoire…